Archives de Catégorie: Actualité et sorties cinéma

« The time that remains » d’Elia Suleiman.

Je ne suis malheureusement pas familier avec le cinéma d’Elia Suleiman, ce qui est un péché étant donné que la dvdthèque du BDA contient Intervention divine. Néanmoins, ceci ne m’a pas empêché de trouver ce film émouvant, bien réalisé, parfois drôle et surtout très métaphorique.

elia suleiman

Le film commence avec un taxi perdu sous la pluie qui ne retrouve plus son chemin, il se questionne « où suis-je, où suis-je, je ne reconnais pas cet endroit ». Tout l’objet du film sera de montrer ce malaise grandissant éprouvé par les générations successives d’une famille palestinienne originaire de Nazareth. La première histoire est celle du père de famille, jeune résistant patriote qui confectionne et trafique des armes lors de ses parties de pêche. Les thèmes principaux du conflit israélo-palestinien sont abordés habilement : la rareté de l’eau, du pétrole, les stratégies d’alliance entre les pays voisins, … Notons l’exemple du pompiste-philosophe (l’un des personnages les plus drôles) qui veut s’immoler par le feu à plusieurs reprises pour protester contre la hausse des prix du pétrole et qui distillent des phrases, en apparence, saugrenues mais, en réalité, lourdes de sens.

La suite du film met en scène le fils unique de la famille qui revient à Nazareth 30 ans plus tard. Là-bas, tout a changé. Les jeunes ne sont plus si patriotes, ils veulent juste vivre, avoir le droit de profiter de la vie et de s’éclater en boîte. Au lieu d’écouter de la musique arabe traditionnelle, ils sifflotent des chansons de films américains (à savoir Le parrain, et Il était une fois dans l’Ouest). Tout semble avoir changé, et c’est à travers le regard incrédule du fils expatrié que l’on découvre ce changement. Il retrouve sa mère résignée, nostalgique et tente de lui rappeler son héritage culturel en mettant un disque arabe traditionnel.

En ayant recours au comique et même parfois au burlesque, Suleiman montre avec brio comment un conflit s’enlise, rentre dans les mœurs et les consciences collectives, érige des barrières incompréhensibles entre les peuples (barrières ou « mur de la Honte » que le héros tentera de franchir par un saut à la perche d’anthologie).

Il y a encore beaucoup de choses à dire sur ce film qui jouent sur plusieurs registres maniant les métaphores politiques plus riches les unes que les autres mais pour cela une plongée plus profonde dans la filmographie d’Elia Suleiman s’impose.

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Un vendredi avec G. Noé, projection de « Soudain le vide »

Alors que le film est encore en toute fin de post-production (pas de générique), l’unique séance de 14h30 est très convoitée. La moitié des places étant réservée pour la presse, les élus seront peu nombreux. Miraculeusement, l’invitation pour le film de Noé fut la plus facile à avoir. C’est d’ailleurs en 2ème position que je pénètre dans le Théâtre des Lumières, une heure avant la séance et idéalement placé. Bien calé pour regarder la montée des marches, j’assiste à une séance particulièrement comique. Un jeune homme demande une photo à Jan Kounen, présent sur le tapis rouge, … puis 2 … puis 3. Toujours insatisfait, il s’adresse à Thierry Frémaux pour les prendre en photo. Ce dernier refusa. Quelques minutes après ce moment surréaliste, l’équipe du film s’avance sur le tapis rouge. Noé, revêtant une chemise orange décontractée, est trés stréssé, il ne tient pas en place, grimace, gesticule et se chatouille la stachemou. Accueilli par des applaudissements, l’attente est forte, la pression monte d’un cran pour le réalisateur franco-argentin.

La séance va commencer tout le monde est prêt à vivre l’expérience Soudain le vide, à l’exception de deux des acteurs du film (âgés d’une dizaine d’années) et cela pour des raisons évidentes. En effet, si la violence est moins cru que dans Irréversible, l’atmosphère de SLV est toute aussi glauque et dérangeante. Le film raconte l’histoire d’Oscar et sa sœur Linda, orphelins à la suite d’un accident de voiture, vivant dans un Tokyo glauque et psychédélique. Oscar est depuis peu devenu un junkie. La première scène de défonce plante le décor : ce film sera psychédélique et hallucinatoire. S’en suit un plan séquence fou où le spectateur assiste à la mort progressive d’Oscar. Le reste du film, sans faire un résumé complet, cherche à décrire l’expérience du passage entre la vie et la mort. L’âme d’Oscar flotte dans les rues de Tokyo alors qu’il revit des scènes marquantes de son passé et voit sa sœur vulnérable sombrée dans les péchés tokyoïtes.

A la fois inspiré par Lynch dans la mise en scène, notamment pour les passages dans les « trous » (que l’on retrouve chez Lynch déjà dans Eraserhead puis Elephant Man ou Mulholland Drive), mais aussi par son maître Kubrick (souvenons nous du trip métaphysique de 2001 : L’odyssée de l’espace), Noé reste fondamentalement fidèle à ses recherches et travaux précédents. Au niveau de la mise en scène, les tourbillons, la caméra qui virevolte, les effets stroboscopiques sont caractéristiques du Noé d’Irréversible. Mais également au niveau de la narration, Noé se plaît à insérer des références à ses films antérieurs. Ainsi, le thème incestueux de l’amour impossible frère-sœur rappelle celui du boucher et de sa fille dans Seul contre tous. Dans SLV, Linda fait un test de grossesse filmé de la même façon que celui de Alex dans Irréversible. Même une des danses de Linda dans le club de stiptease rappelle le documentaire de Noé où il filme Eva Herzigova. Thèmes récurrents, mise en scène audacieuse et caméra virevoltante, Noé fait dans le cyclique. Tout se répond, et tout recommence comme d’ailleurs dans ce film (cf la fin du film qui n’est autre que l’inverse, la suite, de la mort).

gaspar noéProfondément déroutant, ce film est desservi par sa longueur et les répétitions qu’elle entraîne. Néanmoins, comme le fit Kubrick (toujours lui) pour 2001, Noé sera peut être amené à supprimer des scènes. Pour ce qui est du reste, ceux qui n’ont pas aimé Irréversible auront du mal. D’ailleurs, au fur et à mesure de la projection, les spectateurs sortaient un par un. Au-delà du trip hallucinatoire, ce que je retiens de ce film c’est qu’il m’a fait vivre une expérience cinématographique unique. Le flottement d’Oscar devient le notre quand on se laisse guider par la caméra de Noé qui nous fait revivre les évènements marquants de la vie de son héros (l’accident de voiture est horrible de réalisme et il est revécu 3 fois, avec à chaque fois le même effroi). Là où certains s’arrêteront au discours narratif de surface, peut être faut-il essayer d’aller plus loin et s’interroger sur cet errance entre la vie et la mort : je ne suis même pas sur qu’elle soit réelle, je verrais peut être un gros trip continuel d’Oscar durant les 2h45 du film. En effet, l’hôtel où termine les personnages du film est le même que celui d’une des maquettes psychédéliques d’un des amis d’Oscar … (à revoir donc).

Si ce sont des sifflets qui ont tout d’abord accompagné la fin de la projection, ils furent effacés par une salve d’applaudissements nourris pendant près de 5 minutes. Après près de 2H40 de film, la sortie fut difficile, SLV est un de ces films qui vous assèchent sans répits. C’est à voir, faîtes vous votre opinion et soyez ouverts devant cette expérience de cinéma unique.

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10 choses à faire, 10 choses à éviter au festival de Cannes

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10 choses à ne pas faire :

=> Croire à un plan logement via un ami facebook que l’on ne connait pas dans la vraie vie, pour finir finalement dans une ville excentrée par rapport à Cannes et se taper 3 h de transport chaque jour.

=> Penser que les soirées de gala c’est jouable.

=> Tenter de négocier avec les vigiles officiels.

=> Demander des invitations à Quentin Tarentino, même s’il passe devant toi à la sortie du palais du festival.

=>Assister au tapis rouge, honnêtement on voit aussi bien à la télé.

=> Dire à Daphné Roullier qu’en fait elle est plus belle à la télé …

=> Interpeller Eric Neaullo pour lui dire  » eh toi je te reconné, c’est pas bien ce que ta fé à francis, si je t’y reprends c’est un coup de santiag dans le cul ».

=> Sortir d’une salle à la moindre éjaculation sanguine ou excision … (remember LVT).

=> Sous-estimer les sections parallèles : ya pa que tarentino et ken loach dans la vie.

=> Aller voir les films de Cannes Classic …. ya le champo, l’accatone et le reflet à Paris pour ça ….

10 choses à faire :

=> Loger à Cannes.

=> Se laisser surprendre et aller voir des films sans regarder le synopsis avant.

=> Se battre jusqu’au dernier souffle pour obtenir une invitation au théâtre des Lumières.

=> Se questionner sur la présence et le posage d’Anne Sophie Lapix, de Laurent Boyer, Fiona Gelin sur le tapis rouge …

=> Mettre en doute la qualité et la logistique des transports publics de la région PACA.

=>  Prendre des cafés gratos au point Nespresso dans le palais du festival.

=> Faire un tour du marché du film pour voir les productions coréennes, taiwanaises, (…)   ou ricaines du style : Bitch Slap.

=> Se rendre compte de la chance qu’on a ….

=> Faire un repas par jour

=> Accéder à au moins un pot officiel (dans mon cas celui de la caméra d’or).

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« Un prophète » de Jacques Audiard : la claque.

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Après la traditionnelle heure d’attente du cinéphile cannois pour obtenir in extremis une invitation au nouveau film de J. Audiard, le théâtre des Lumières m’ouvrait une deuxième fois ses portes après l’agréable surprise du Taking Woodstock de A. Lee.

Au casting, le seul nom qui me rappelle vaguement quelque chose est celui de Niels Arestrup … jamais entendu parler de Tahar Rahim et pourtant ce sera certainement l’une des révélations du festival ( pourquoi pas un prix d’interprétation ?). Véritable premier rôle, Rahim interprète un jeune « sans passé », sans famille, plongé dans l’une des pires prisons d’Ile-de-France : la Centrale. Là bas, les corses, « les barbus » et les autres cohabitent de manière clanique. Malik (le personnage de T. Rahim) est une tête brulée, orphelin il a toujours du se défendre seul. Pourtant, il sera très vite confronté à un dilemme : se faire tuer par les corses ou tuer pour les corses et être protégé par eux. Ruminant dans sa cellule, il n’y aura point d’alternative prison breakienne pour Malik, pas question de faire un trou dans le mur avec un clou pour s’enfuir par les égouts … Non, Malik va tuer, lui, le petit récidiviste sans repères. Après une scène de meurtre particulièrement réaliste, Malik est tiré d’affaire. Pourtant, désormais affilié aux corses, Malik ne peut faire demi-tour. C’est ici qu’apparaît le prophète, « fantôme » de l’homme qu’il a tué et doté de visions prémonitoires. Poids de la culpabilité, délire lié à l’enfermement, le prophète est plus un élément soutenant la mise en scène que le scénario.

Doté d’un physique polymorphe, T. Rahim oscille entre les alliances : toujours affilié aux corses, amis avec « un barbu », travaillant à son compte. Polar énergique, réaliste, sale, le film d’Audiard n’a rien à envier aux productions américaines. Le dernier plan du film m’a particulièrement touché. Echo direct aux à ses rêves prémonitoires de biches poursuivies par une voiture, Malik sort de prison alors qu’on aperçoit deux voitures semblant le suivre à la trace. Le prophète c’est aussi celui qui a le pouvoir de sceller un destin, à partir du moment où il choisit de tuer, Malik devient symboliquement la biche dont il rêve la nuit et dont l’issue se résume à avancer droit devant … jusqu’à l’accident.

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« Soudain le vide » de G. Noé…

enter the v“Making a film is difficult, but making a great film is an almost impossible task.” This quote from Spielberg is perhaps not completely accurate, but that’s how I remember it. However, some examples of great films do exist, including the film which had such an influence on my existence: 2001, A Space Odyssey. Without professing to be able to create such a masterpiece, trying to make a film that is, at the same time, a large-scale entertainment, suitable for adults and complex in cinematic terms, is one of the most exciting undertakings one could wish to tackle. And if one does not set out with the aim of making a great film, one can be sure that it will not turn out to be one.    =>propos recueillis sur « letempsdétruitout.net », site de référence des fans de Noé.

Ce film est certainement celui que j’attends le plus à Cannes. Réalisé avec plus de temps et de moyens financiers, ce film marquera certainement un tournant dans la carrière de ce réalisateur. Comme G. Noé, 20001 l’Odyssée de l’espace est un de mes  films préférés, le prochain article sera d’ailleurs une analyse filmique et philosophique de ce film de Kubrick.

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Festival de Cannes 2009 : J-2

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Alors que le festival de Cannes 2009 commence dans deux jours, la liste des films en compétition laisse présager une quinzaine mémorable … ma première en tout cas. Au fur et à mesure de la diffusion des films à Cannes, je mettrai mes premières impressions sur les films présentés. Voici en tous cas les films en compétition :

Statistiques Sélection 2009

LONGS METRAGES
56 longs métrages représentant 32 pays de productions différents (20 films en Compétition, 19 films à Un Certain Regard).
49 premières mondiales.
6 premiers films.
COURTS METRAGES
26 courts métrages (9 en Compétition, 17 à la Cinéfondation), représentants 19 pays.

LA COMPÉTITION :

Pedro ALMODÓVAR – LOS ABRAZOS ROTOS (Etreintes brisées) – 2h09
Andrea ARNOLD – FISH TANK – 2h02
Jacques AUDIARD – UN PROPHÈTE – 2h30
Marco BELLOCCHIO – VINCERE – 2h08
Jane CAMPION  –  BRIGHT STAR – 2h00
Isabel COIXET – MAP OF THE SOUNDS OF TOKYO -1h44
Xavier GIANNOLI – A L’ORIGINE – 2h30
Michael HANEKE  – DAS WEISSE BAND (Le Ruban blanc) – 2h24
Ang LEE – TAKING WOODSTOCK -2h00
Ken LOACH – LOOKING FOR ERIC – 1h56
LOU Ye – CHUN FENG CHEN ZUI DE YE WAN (Nuits d’ivresse printanière) – 1h55
Brillante MENDOZA – KINATAY – 1h40
Gaspar NOE – ENTER THE VOID – (Soudain le vide) – 2h30
PARK Chan-Wook  –  BAK-JWI – (THIRST, ceci est mon sang…) – 2h13
Alain RESNAIS – LES HERBES FOLLES – 1h44
Elia SULEIMAN – THE TIME THAT REMAINS – 1h49
Quentin TARANTINO – INGLOURIOUS BASTERDS – 2h28
Johnnie TO – VENGEANCE – 1h48
TSAI Ming-liang – VISAGE – 2h18
Lars VON TRIER – ANTICHRIST – 1h44

***
Film de Clôture : Jan KOUNEN – COCO CHANEL & IGOR STRAVINSKY – H.C. – 2h00

UN CERTAIN REGARD

BONG Joon Ho – MOTHER – 2h10

Alain CAVALIER – IRENE -1h23

Lee DANIELS – PRECIOUS – 1h49

Denis DERCOURT – DEMAIN DES L’AUBE – 1h36

Heitor DHALIA – À DERIVA – 1h43

Bahman GHOBADI – KASI AZ GORBEHAYE IRANI KHABAR NADAREH (On ne sait rien des chats persans) – 1h30

Ciro GUERRA – LOS VIAJES DEL VIENTO (Les Voyages Du Vent) – 1h57

Mia HANSEN-LØVE – LE PÈRE DE MES ENFANTS – 1h50

Hanno HÖFER, Razvan MARCULESCU, Cristian MUNGIU, Constantin POPESCU, Ioana URICARU:
AMINTIRI DIN EPOCA DE AUR – 2h18

Nikolay KHOMERIKI – SKAZKA PRO TEMNOTU (Conte de l’obscurité)- 1h12

HIrokazu KORE-EDA –  KUKI NINGYO – 2h05

Yorgos LANTHIMOS – KYNODONTAS (Dogtooth) – 1h34

Pavel LOUNGUINE – TZAR (Le Tsar) – 1h56

Raya MARTIN – INDEPENDENCIA – (Independence) – 1h17

Corneliu PORUMBOIU – POLITIST, ADJECTIV (Policier, Adjectif) – 1h55

Pen-Ek RATANARUANG – NANG MAI – 1h49

João Pedro RODRIGUES – MORRER COMO UM HOMEM (Mourir Comme Un Homme) – 2h13

Haim TABAKMAN – EYES WIDE OPEN1er film -1h31

Warwick THORNTON – SAMSON AND DELILAH1er film – 1h41

Jean VAN DE VELDE – THE SILENT ARMY – 1h32

HORS COMPETITION:

Alejandro AMENABAR – AGORA – 2h21

Terry GILLIAM – THE IMAGINARIUM OF DOCTOR PARNASSUS – (L’imaginarium du Docteur Parnassus) – 2h02

Robert GUÉDIGUIAN – L’ARMÉE DU CRIME – 2h19

SEANCES DE MINUIT :

Stéphane AUBIER, Vincent PATAR – A TOWN CALLED PANIC (Panique au village) –1er film – 1h16

Sam RAIMI – DRAG ME TO HELL (Jusqu’en enfer) – 1h39

Marina de VAN – NE TE RETOURNE PAS – 1h50

SEANCES SPECIALES :

Anne AGHION – MY NEIGHBOR, MY KILLER (Mon voisin, mon tueur) – 1h20

Adolfo ALIX, JR., Raya MARTIN – MANILA -1h30

Souleymane CISSE – MIN YE (Dis moi qui tu es…) – 2h15

Michel GONDRY- L’EPINE DANS LE COEUR – 1h26

Zhao LIANG – PETITION (La Cour des plaignants) – 1er film – 2h04

Eduardo VALENTE – NO MEU LUGAR 1er film – 1h53

Keren YEDAYA – JAFFA – 1h44

Hommage à Fanny Ardant

Fanny ARDANT  – CENDRES ET SANG 1er film – 1h45

Lee Chang-Dong présente

Ounie LECOMTE – UNE VIE TOUTE NEUVE –1er film – 1h32

LES COURTS METRAGES EN COMPETITION

Mark ALBISTON, Louis SUTHERLAND – THE SIX DOLLAR FIFTY MAN -15’ Nouvelle-Zélande

Daniel BORGMAN – LARSOG PETER-15’ Danemark

Alex BRENDEMÜHL – RUMBO A PEOR-12’ Espagne

Jochem DE VRIES – MISSEN-12’ Pays-Bas

Jean-Christophe LIE – L’HOMME A LA GORDINI-10’ France

Goran ODVORCIC – CIAO MAMA-10’ Croatie

Laila PAKALNINA – KLUSUMS-14’ Lettonie

João SALAVIZA – ARENA-15’ Portugal

Emma SULLIVAN – AFTER TOMORROW-15’ Royaume-Uni

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